CABINET DE PSYCHOTHERAPIE VERONIQUE DURY
Haïkus et poésies...tivement
* «Tout groupe humain prend sa richesse  dans la communication, l’entraide, et la solidarité visant à un but commun :  l’épanouissement de chacun  ans le respect des différences.  (Françoise Dolto)



* Un poète est un rossignol qui, assis dans l’obscurité, chante pour égayer de doux sons sa propre solitude. (Percy Bysshe Shelley)



* La lumière qui se dégage des choses, il faut la fixer dans les mots avant qu’elle ne soit éteinte dans l’esprit. (Bashô Matsuo)



       
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Haïkus et Poésies....tivement.

Haïkus…..finement

De Issa (1763-1827)

Tuant une mouche
J’ai blessé
Une fleur.

Ce printemps dans ma cabane
Absolument rien,
Absolument tout.


Une brise si douce sur le blé vert
Qu’elle fait trembler
Le papillon.

Sur ma manche,
Elle reprend son souffle
La luciole en fuite.

Un monde de rosée
Et dans chaque goutte de rosée
Un monde en lutte.

Libre,
Le renard salue joyeusement
Le monde des fleurs.


       Chiyo-Ni(1703-1775)

Du vol des milles oiseaux
L’un prend des forces
Et le vent le recueille.

Les restes d’un rêve –
Un papillon
Dans un champ fleuri.




Le liseron
Au seau du puits s’est enroulé
A mon voisin je vais quémander de l’eau.


Bashô Matsuo (1644-1694)


De temps en temps
Les nuages nous reposent
De tant regarder la lune.

Ne cherchez pas à suivre les pas des hommes
Qui vous ont précédés.
Cherchez ce qu’ils cherchaient.
Puissé-je à la rosée
Petit à petit me laver
Des poussières de ce monde ?




Dans le champ de colza
Les oiseaux font mine
De contempler les fleurs.

Du cœur de la pivoine
L’abeille sort,
Avec quel regret !
Les lunes et les fleurs
Voici les véritables
Maîtres.


Le pont suspendu
Les lierres l’enlacent
Au péril de leur vie.


Au printemps qui s’en va
Les oiseaux crient –
Les yeux des poissons en larmes.

Mouvements
Du cœur
Dans le frisson du saule.

Aux admirateurs de lune
Les nuages parfois
Offrent une pause.
On a l’impression
Qu’il a cent ans ce jardin
Tant de feuilles mortes.



Le pont suspendu
Et comme enlaçant nos vies
Les plantes grimpantes.


Le cormoran en train de pêcher
Quelle beauté
Quelle tristesse.


Solitude –
Accrochée à un clou
Une cage à grillon.
La porte fermée
Silencieux étendu
Quel enchantement


L’âme du saule pleureur
Devient-elle celle d’un rossignol
Dans son sommeil ?


Tombée d’un brin d’herbe
Elle s’envole à nouveau
Ah ! La luciole


Douceur du printemps –
Aux confins des choses
La couleur du ciel.





A la surface de l’eau
Des sillons de soie –
Pluie de printemps.


Les fleurs de quel arbre
Impossible de savoir
Mais un tel parfum !



Le coucou
Là où il a disparu !
Une île




De loin et de près
S’entend le bruit des cascades
La chute des feuilles.

Prunier du jardin que je croyais mort.
Ô miracle !
Il est refleuri !

Ah ! coucou
Agrandis encore
Ma solitude !

Solitude –
Après le feu d’artifice
Une étoile filante.



Pluie de printemps
La fuite du toit goutte
Sur un nid de guêpes.

Réveille réveille-toi
Je te prends pour ami
Papillon

Tant et tant de choses
Me reviennent à l’esprit
Fleurs de cerisiers !

Ce mur quelle fraicheur
Contre les plantes de mes pieds
Pendant la sieste.


Les nuages épars
Nous reposent
D’admirer la lune

Au milieu du champ
Et libre de toute chose
L’alouette chante.

Cachée sous la feuille,
L’anémone voit passer
La tristesse du monde.




Un pétale tombé
Remonte à sa branche
C’est un papillon.

N’oublie jamais
La saveur solitaire
Des rosées blanches.
Le printemps est proche
Tout annonce sa venue –
Lune et fleurs de prunier




Réveille toi, réveille toi !
Et deviens mon compagnon
Papillon qui dors.

Le printemps est là !
Sur la montagne sans nom
Brume matinale




Blanc coquelicot –
En souvenir du papillon
Son aile arrachée

Le monde parfumé
D’une seule branche de prunier,
Un troglodyte s’en contente.

Ne me ressemblez pas
Quand bien même nous serions
Un melon fendu en deux

Tourne-toi de ce côté !
Je suis également seul
Dans le soir d’automne.


Sous la cendre
Le feu de charbon de bois s’éteint –
Bruit de larmes cuites.


Devant l’éclair –
Sublime est celui
Qui ne sait rien !


Les montagnes et le jardin
Aussi s’invitent
Dans le salon d’été.

Ayant profondément goûté
Aux étamines de la pivoine
L’abeille s’envole à regret.